Lundi 16 avril 2012
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COMMUNIQUÉ DU
CONSEIL DE LA DIASPORA CONGOLAISE POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE (CODICORD)
Le 4 mars 2012, le Congo a vécu un énième drame de son histoire sous la houlette de son président autoproclamé, Monsieur
Denis Sassou-NGuesso, drame dont la liste si longue, aurait pu laisser indifférents ceux qui n’ont pas été touchés, comme au cinéma.
Dans un pays où la vie des populations dépend simplement de l’humeur d’un homme et sa famille, la perte des repères
socioculturels de celles-ci est devenue une arme terriblement immaîtrisable, que les lendemains sont un véritable saut dans l’inconnu. Un peuple qui se meurt donc sous l’indifférence d’une
opinion internationale dont certaines grandes puissances ont encore Sassou-NGuesso dans la liste des bons criminels très fréquentables.
Le peuple Congolais doit se rendre à l’évidence que son avenir n’est qu’entre ses mains, et qu’il a suffisamment
la force et l’intelligence pour changer la donne et prendre son destin en main, et qu’il peut mettre fin à ce pouvoir autocratique, comme cela s’est passé sous d’autres cieux.
C’est dans cette optique que des patriotes, animés par leur amour pour notre pays et la justice, osent sortir du silence
complice qui autorise le système Sassou de maintenir cette punition qu’il inflige depuis des décennies à nos populations.
C’est ainsi que le 12 avril dernier, sur Zenga-Mambu, notre camarade et partenaire, le Docteur Alex Dzabana wa Ibacka,
conformément à nos accords signés à Paris et Brazzaville, entre le CODICORD et l’Association des Familles et Amis des Victimes et Martyrs du M22, stipulant qu’il était grand temps de mobiliser
toutes les forces vives de la Nation et tous les citoyens congolais partout dans le monde, pour rétablir la dignité de nos populations et honorer notre pays, a dénoncé, avec d’autres
citoyens, comme le Président Joé W. EBINA de la « Fondation Ebina », la barbarie du système Sassou qui n’a d’autre légitimité que celle acquise à travers les armes et la terreur
intérieure contre les civils, sur un tapis de cadavres qui ne s’arrête plus. Ce n’est donc pas par hasard, que Brazzaville reste une simple garnison militaire de parade, nos officiers et des
mercenaires de tout acabit ne craignant aucune intrusion armée de l’extérieur, ne sont pas en mesure de défendre les frontières nationales, qui pourtant est le rôle premier d’une vraie armée
républicaine.
Sans témérité, n’écoutant que la voix du sens patriotique qui les anime, le Docteur Dzabana wa Ibacka, M. Joe W. Ebina et les
membres du Collectif des Victimes, des Blessés et Sinistrés n’ignorent pas les dangers qui les guettent tous les jours dans notre pays où bien d’autres ont déjà payé de leur vie.
Nous CODICORD, rassurons notre camarade Dzabana et les gardiens des valeurs du M22, M. Joe W. Ebina, les autres membres du
Collectif, ainsi que tous nos compatriotes qui savent ou ont pris conscience de leurs responsabilités, de toute la confiance que nous leur accordons, et nous nous solidarisons et sommes
entièrement partie prenante de leurs déclarations.
Cessons d’avoir peur pour que demain nous disons en chœur : Sassou, dégage !
Fait à Paris, le 12 avril 2012
Le secrétaire à l’organisation et des affaires juridiques du Codicord